Lichen


Le nous

November 19th, 2008

Lichen a sept ans. L’aventure continue avec des hauts et des bas, des projets et des réalisations. Si fin 2001,  une cartomancienne nous avons énoncé quelques clients que nous avons rencontrés, nous aurions signé et lancé l’aventure Lichen les yeux fermés. Lichen est né d’un fantasme. Faire une petite agence pour quelques clients qui souhaitent rejoindre une clientèle qui ne passe pas sa vie devant la télévision ou dans une voiture à écouter la radio FM. Une petite boutique d’idéation publicitaire, graphique, etc… pour quelques clients qui veulent autre chose. Cette “chose” nous la définissons chaque jour sans nous poser de questions.
Nous, le nous, nous ne parlons qu’au nous. Le je n’existe pas chez NOUS. Nous savons que l’inclusion est plus forte pour véhiculer une image, une idée, un produit, un acte marchant, une cochonnerie ou un concept pas trop naze. Le nous est le secret de Lichen. Nous sommes une équipe, une petite équipe qui bossons derrière un petit sigle, un o norvégien qui ne veut rien. C’est notre gadget, c’est nous.

En 2001, nous étions en plein dans le Je malgré les belles paroles après 11 septembre. Nous avons tout vécu. La crise, la perte de confiance, les grands discours moralisateurs après ces deux plantages dans les tours jumelles. Nous avons commencé dans une période économiquement instable. Nous avons adoré. Lichen avait des idées fraîches pour  une période précaire. Certaines personnes désiraient une communication brillante avec une petite équipe.

Nous avons pris notre élan.

Ensuite, la société est devenue un peu plus grassette. Nous sommes toujours là. Notre pertinence fut en revanche moins criante. La société était riche, quiète, repue. Le brillant, le gling-gling, le gadget sont revenus en force. Il fallait épater, en mettre plein la vue pour faire de la communication. Nous avons patienté tranquillement.

Aujourd’hui, le nous est revenu. Certaines personnes désirent autre chose. Lichen n’est pas conçue pour l’obésité.

Le lichen c’est cela : “C’est une association à bénéfices réciproques pour les partenaires qui entraîne des modifications morphologiques et physiologiques (ces dernières liées à des interactions génétiques entre les deux partenaires). Le champignon fournit le support, les sels minéraux et la réserve d’humidité ; l’algue fournit les nutriments issus de la synthèse chlorophyllienne“.

Tout est oublié

November 13th, 2008

Malgré les belles paroles et la sensation que les gens avaient compris quelque chose de nouveau sur le marketing politique, la campagne québécoise est partie en branle et ce n’est pas très beau à voir.

Obama en a fait rêver, d’autres viendront nous désenchanter.  Cela est triste d’observer notre petite province devenir frileuse. Pourquoi ne pas oser ? Où sont les idées, les vraies idées qui vont inciter les gens à choisir un programme, une personnalité, un leader ?

Observez  cette campagne aux États-Unis pour inciter les gens à voter ! C’est merveilleux de dire de ne pas faire, c’est une démarche presque banale lorsque vous élevez des enfants. Ne pas leur interdire quelque chose mais les inciter à le faire sachant qu’ils vont vous désobéir. C’est la base même de la communication.

Actuellement notre campagne est triste. Nos rues sont sales de panneaux insipides ou hideux,  c’est une lutte d’images stériles.

Où sont les candidats qui inspirent des artistes graphiques comme nous l’avons vu lors de la dernière campagne américaine ? Où est la stratégie politique qui va créer un buzz ?

Pourquoi cette peur alors que nous n’avons rien à perdre ? Nous sommes petits, nous pouvons nous planter car nous ne tomberons pas plus bas. Les Américains ont tout à perdre et ils le font car ils savent que l’audace paie. C’est un peuple de marchands. Nous sommes un peuple de peureux.

Courage, la campagne s’achève le 8 décembre et rien n’aura changé.

Une fois de plus.

SIDIM 1

November 10th, 2008

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Lichen fera le prochain kiosque de JL Baril pour le SIDIM. En 2005, nous l’avions réalisé et ce fut un succès. Cette année, nous nous servirons de notre nouvelle expérience en scénographie pour réaliser un concept ludique.


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Le web est extraordinaire, il permet de créer une nouvelle forme de communication. Les objectifs du www étaient louables. Permettre aux gens d’entrer en contact via une énorme toile de connaissances. Le .com est arrivé très rapidement et le web est devenu, en partie, une  galerie marchande.

Il reste pourtant une zone de confort où vous pouvez découvrir des artistes, des chercheurs, des gens comme vous et nous qui ont un certain plaisir de s’exprimer sur des sujets sérieux ou pas. C’est une forme de société parrallèle dans laquelle différents éléments se bombardent et se téléscopent pour former le web.

Nous avons un problème en revanche sur l’aspect gaudriole qui sévit actuellement un peu partout et principalement sur le web. Lorsque nous découvrons que Radio-Canada a un service de recherche sur les nouvelles plate-formes liées au web et que la seule chose qui est sortie est une série de capsules “délirantes” annimées par Ghislain Taschereau, cela nous emmerde un peu.

Passons-nous pour des “pisses-froids” parce que nous manquons d’entoushiasme à une énième émission humouristique pas assez bonne pour la télévision et assez mauvaise pour le web ?  Nous ne comprennons pas comment Radio-Canada peut présenter ce programme sans en faire d’autres ? Où est l’émission sur l’art visuel qu’aucune télé ne veut présenter ? Où se trouve le reportage avec un architecte, avec un pompier ou je ne sais quoi, mais une offre de service plus riche qu’une série amusante.

Nous avons découvert cela, un chef d’œuvre.

À vous les studios.

Nous aimerions rencontrer B&O

November 3rd, 2008

Un B et un O, on dit B&O, c’est danois, c’est beau et nous voulons les rencontrer. Nous avons imaginé un produit pour eux. Nous avons pensé à B&O, nous avons choisi cette marque. Nous ne voulons pas bosser pour une autre marque qu’eux. C’est le sigle que nous voulons voir apposé sur notre concept. Un B&O by Ø.

Connaissez-vous une personne qui pourrait nous présenter ?

Un livre, cela se vend

November 1st, 2008

Nous avons travaillé sur l’exposition d’Yves Thériault. Une exposition littéraire à la grande Bibliothèque nationale, normalement, cela devrait susciter l’intérêt de certains lecteurs de Montréal.
Donc, nous nous rendons à la librairie du square à Montréal pour y acheter Aaron d’Yves Thériault. Rien d’anormal, une exposition en ville, le livre devrait être sur le rayon d’une librairie qui a une vocation intellectuelle.

Nada, rien sur l’étagère. On nous prend de haut. On feind la surprise même. Pourtant la demande est simple. C’est comme lorsque le Grand Prix de F1 arrive en ville, vous sortez vos bouquins sur Ferrari, sur Senna et autres trucs. On appelle cela gérer ses stocks et profiter du moment.

En sortant, une brochure Taschen fut ramassée et là, ce fut un coup de foudre. Un vrai catalogue intelligent qui présente des livres que vous avez le goût de posséder. Des livres de cul mais également des documents pointus sur des artistes contemporains. Une vraie librairie concentrée sur 50 pages.

Moins de 24 heures plus tard, nous venions de dépenser 150 dollars de Taschen chez un marchand de journaux.

Les livres se vendent, il faudrait les rendre attrayants et disponibles.

Architecture

October 30th, 2008

Nous avons commencé notre travail d’architecture.

Nous avons une maison. Nous la transformons. Elle sera belle à vivre.

Nous avons une idée. Pourquoi ne pas démocratiser le travail architectural ? L’architecture est un art. Nous ne l’avons jamais étudié, nous l’aimons tout simplement. Nous trouvons dommage que les gens n’aient pas le réflexe de contacter un architecte lorsqu’il s’agit de créer ou modifier son cadre de vie ou de travail.

Nous observons que les architectes font peur. Ils semblent inaccessibles, froids et hautins.

Nous aimerions aller plus loin.


Nous aimons jouer avec les conventions. Lichen est en train de travailler sur une version de son site qui sera une vraie toile. Le site ne sera pas accessible de chez vous. Vous devrez vous promener pour le trouver.

Après les sites pour iPhone que nous avons développés, voici les sites vitrines que nous produisons.

Les premières vraies images dans quelques semaines.

Photographies

October 28th, 2008

www.laurentrabatel.com est notre site de photographies. Nous faisons de la photo. Des clients achètent nos banques d’images. Nous avons un livre édité par Robert ne veut pas lire, un livre sur les voitures.

Notre nouveau délire consiste à travailler avec une lampe de poche. Cela donne des effets incroyables.

Marketing électoral 101

October 23rd, 2008

Le marketing n’a aucune loi. Les écoles de pensées ne sont que des représentations de l’air du temps, des modes et des humeurs.
Il existe en revanche un seul critère. Est-ce qu’il y a réussite à court, moyen ou long terme. Est ce que cela fonctionne ou pas ? Ensuite vous faîtes ce que vous désirez.
Le marketing peut répondre simplement à des besoins tels que manger mais il peut vous influencer vers des nouveaux comportements tels que manger des repas liquides avec des protéines.
Vous n’avez pas besoin d’un iPod mais Apple a créé cette nécessité.

Nous sortons d’une campagne électorale où le gouvernement sortant a réussi à s’aliéner tous les artistes du Canada en faisant des coupures de 45 millions de dollars dans quelques programmes gouvernementaux.
La réponse fut directe et intense. Des sites internet, du Facebook, des pétitions, un clip démagogique tourné avec des vedettes, un ramassis de témoignages, des photos d’anonymes mélangés à des vedettes, toutes les stratégies people exploitées pour exprimer une colère face à cette politique culturelle.

Le marketing n’a pas de codes ou de lois. Ce sont les idiots qui se cachent derrière des théories. Il y a le résultat escompté et le réel. Le but des artistes consistait à dénoncer une situation en invitant les électeurs à choisir une autre voie que celle proposée par les conservateurs.

Depuis le départ nous sommes sceptiques face à ces actions. Nous avons même refusé de réaliser, gratuitement d’ailleurs, le site D’unissons nos voix. L’effet sera contraire à la cause.

Au Québec et ailleurs au Canada, nous vivons l’histoire de haine entre la ville et son environnement. Les gens de la ville ne sont pas aimés. Ils sont le snobisme, l’attitude hautaine et autres maux que les gens extérieurs adorent détester. Lorsque pour une campagne électorale, une clique d’artistes de la grande ville se mettent à bêler, il est certain que certaines personnes se mettront en opposition juste pour le plaisir ou pour la revanche d’emmerder. C’est la raison de notre refus de participer parce que nous pensions que cela ne pouvait que renforcer le vote pour les conservateurs. La même chose s’était passée lors de la rééllection de Bush malgré les concerts et les clips qui tournaient en rotation sur MTV. C’est l’ultime vengeance de l’électeur lorsqu’il sent qu’on lui dit quoi faire alors que le reste du temps on se fout de lui.

Les conservateurs sont de nouveau au pouvoir.

Le débat sur la culture n’a jamais eu lieu. Les artistes sont perdants.
Pourtant cela aurait pu être différent avec une vraie idée.
Faire une grève pour démontrer l’importance des artistes dans la vie publique. Une belle grève des membres de l’UDA. Plus personne à la radio. Plus rien en direct à la télévision, plus de lecteurs des journaux, plus de théâtre, rien, une vie sans artistes. Cela aurait fait mal, la stratégie marketing aurait été honnête, brutale et directe.

Cela demande trop de courage peut-être

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